« La vie rêvée des plantes » de Lee Seung-U

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« Les arbres sont l’incarnation d’amours brisées…. » 

Lors de la projection du film coréen « Parasites » la violence des scènes réelles et sous-jacentes m’avait parue insupportable. 

Je ne voulais pas en rester là et me suis lancée dans « La vie rêvée des plantes » de Lee Seung -U satisfaisant à la fois mon souhait d’approfondir la culture coréenne et mon attirance vers tout ce qui commence à émerger autour de l’intelligence des arbres et des plantes.

Et je n’ai pas été déçue puisque j’ai recommandé fortement ce livre écrit par un auteur coréen désigné comme l’auteur de « l’intranquillité » et nous sommes plusieurs à partager cet enthousiasme autour de cette heureuse découverte.

Intranquillité, beau terme qui qualifie ce roman, oui, nous sommes secoués en passant en passant d’une violence extrême à une infinie délicatesse. C’est un conte métaphorique sur l’amour avec 2 histoires d’amour imbriquées , d’un amour impossible, une histoire de passions, de désirs empêchés et sublimés par le rêve et la poésie  … et sans oublier les arbres qui tiennent un large espace. L’écriture est puissante et poétique.

Nous ne vous dévoilons rien sinon le charme sera rompu, juste l’introduction et la présentation de la famille

Kiyon , jeune homme trentenaire, qui avait quitté sa famille vient à nouveau habiter chez eux car il est contraint d’espionner sa propre mère pour le compte d’un mystérieux commanditaire. Il se trouve alors confronté à d’obscurs secrets de famille. Il évolue entre une mère au comportement étrange, un père réfugié dans la culture des plantes et un grand frère adoré et haï, amputé des deux jambes à l’armée.

Une histoire de culpabilisation et de rédemption et de superbes phrases sur le rôle des arbres.

Vous l’avez compris : une révélation 

Si vous aimez Ogawa et Murakami ( eux sont japonais et  plus connus en Occident, alors vous aimerez ce roman

Sinon abstenez-vous mais ce serait dommage.

« Un arbre effectivement voluptueux, svelte et souple comme un corps de femme. Il enlaçait le pin dans une tendre étreinte. J’imagine que, sous terre, leurs racines s’entremêlaient dans une intimité encore plus scandaleuse ».

4 lecteurs sous le charme  

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