« La massaÏ blanche » Corine Hofmann

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Ce livre est l’histoire autobiographique d’une jeune femme (27 ans) Suisse qui, en voyage au Kénya, jette son dévolu sur un guerrier Massaï, le décide à l’épouser, a un enfant avec lui, mais finit par rentrer en Suisse. C’est l’histoire d’un choc culturel aboutissant à un échec. L’histoire se passe dans les années 80.

L’intérêt du livre réside dans la description de la situation des Massaï, dans leur village, mais aussi lorsqu’ils vont en ville pour gagner de l’argent. Leur situation en zone désertique où la seule ressource est le bétail exigeant l’apport de ressources extérieures.

La forme est un récit à la première personne qui évoque une sorte de journal avec de nombreuses répétitions de détails quotidiens et qui ne présente aucun intérêt littéraire. Facile à lire mais ennuyeux. C’est purement descriptif, sans aucun recul ni explication de type ethnographique ou même journalistique. Le lecteur doit tirer des conclusions de détails qui sont donnés au fil du récit. Une source extérieure est nécessaire pour bien comprendre. Les explications données par Marc qui a connu ce pays à la même époque nous ont bien éclairé. De même les références d’autres ouvrages cités ci-dessous.

Le récit est uniquement centré sur l’autrice qui dit « mon Massaï, mon mari ». Tous et toutes ont admiré son énergie, son courage, sa pugnacité et sa résistance. Certains ont essayé de comprendre le pourquoi de cette aventure. C’est une aventurière, quelqu’un qui veut sortir de son milieu… C’est aussi une femme d’affaire qui finance son aventure avec l’argent qu’elle a gagné auparavant en Suisse. Tout en pensant améliorer la vie des Massaï, notamment avec son commerce alimentaire, elle déstructure le groupe qu’elle n’arrive pas vraiment à comprendre. Le fossé culturel s’avère impossible à combler. L’argent du commerce sur place est mal compris par les Massaï, est-ce aussi la raison de l’introduction de la drogue ?  

 Le livre a été proposé à la suite d’un voyage au Kenya, permettant d’évoquer les Massaï. La situation actuelle est complètement différente, les villages Massaï sont devenus des objets touristiques et le groupe est intégré dans une économie « occidentalisée ».

Quelques personnes n’avaient lu qu’une partie du livre mais la discussion a été animée et joyeuse.

Références sur le sujet : A l’ombre des hommes-lions, j’ai grandi massaï, d’Isabelle Roumeguère, édition Flammarion, 2012.

Pieds nus sur la terre rouge de Solenn Bardet (édition Les veilleuses) chez les himbas en Namibie

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